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Au
XIXè siècle, l'arrivée des marchands
occidentaux sur le littoral de Grand-popo et de Ouidah,
révèle l'idée de création
d'une société de manutention au Dahomey.
Avec la construction du WHARF de Cotonou à WLACODJI
en 1891 par les agences maritimes étrangères,
les opérations de manutention bord étaient
déjà possibles en eau relativement calme
et étaient exercées par ces agences (DELMAS-VIELJEUX,
SOCOPAO, SOAEM, TRANSCAP ET BETRACO). En 1964,
dans le souci d'améliorer leur service, ces agences
se regroupèrent pour fonder le Groupement des
Entreprises Maritimes de Dahomey (GEMADA),
suite à la dissolution du Wharf de Cotonou. |
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L'année
suivante c'est-à-dire en 1965, l'intensification
des opérations de manutention entraîna
l'accroissement des profits du GEMADA, ce qui n'a pas
manqué d'attirer l'attention des autorités
politiques sur l'opportunité d'une reprise en
main éventuelle de ce secteur La nationalisation
du GEMADA par ordonnance n° 14/PR/MTPT du
04 Mars 1968 portant réorganisation
et monopole d'état des opérations d'acconage
et de manutention au Port Autonome de Cotonou (PAC)
s'inscrit dans cette ligne de pensée. Il fallait
dans le cadre d'une application effective de cette ordonnance,
attendre le décret n° 69 / 80 / PR
/ MTPT du 27 Mars 1969 portant création
de l'Office Dahoméen des Manutentions Portuaires
(OBEMAP) avec un capital social de 500 millions de francs
CFA.
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Avec la
proclamation de la République Populaire du BENIN (RPB)
le 30 Novembre 1975, l'ODAMAP devient OBEMAP
(Office Béninoise des Manutentions Portuaires)
et ses statuts ont été alors redéfinis
par le décret N°84-375 du 08 Octobre 1984. Elle
devient alors une entreprise publique à caractère
industriel et commercial dotée de la personnalité
civile et de l'autonomie financière.
Enfin, suite
à la modification du cadre législatif de l'office
et aux décisions prises à la conférence
Nationale des forces vives de la nation en Février
1990, il a été décidé que l'OBEMAP
soit privatisée. Finalement, la congestion des travailleurs
a été préférée à
la privatisation et son nom devient alors SOBEMAP
(Société Béninoise
des Manutentions Portuaires) sans que la nature
et l'étendue de ses activités ne connaissent
de réelles modifications.
Le 28 Avril 1998, par décret n° 98-156, il a été
décidé de la libéralisation des activités
du secteur de la manutention des conteneurs au Port de Cotonou.
Elle se retrouve donc obliger d'exercer la manutention des
conteneurs avec deux autres sociétés agrées
que sont la Société de Manutention du Terminal
à Conteneurs (SMTC), filiale du groupe
BOLLORE et la société Cotonou Manutention Sa
(COMAN Sa) qui est une filiale du groupe
MAERSK SEA LAND.
Précédemment
à 1.764.000.000 FCFA, le capital de la SOBEMAP
est passé aujourd'hui à 7.600.000.000
FCFA, avec son siège à Cotonou et
situé sur le boulevard de la marina entre la direction
des Télécommunications de l'Office des Postes
et Télécommunication (OPT) et le Centre de
Formation professionnelle de l'Association de Gestion des
Ports d'Afrique de l'Ouest et Centrale (AGPAOC).
Mais
compte tenu de ses attributions et pour assurer sa présence
permanente sur le terrain, elle dispose de plusieurs installations
immobilières dans l'enceinte portuaire.
Il convient de noter que la
SOBEMAP d�tient encore le monopole du trafic
conventionnel.